Le guichet, point de friction
Au début de chaque année ou de chaque tranche, la même scène se répète dans beaucoup d'établissements : une file devant la caisse, des parents ou des étudiants venus de loin, des liasses de billets comptées à la main, des reçus remplis à la hâte. Le soir, il faut compter, recompter, mettre les fonds en sécurité, puis les transporter à la banque.
Rien de tout cela n'est du travail pédagogique. C'est du temps, et c'est du risque.
Deux canaux que les familles utilisent déjà
Les familles congolaises n'ont pas attendu les écoles pour adopter le mobile money. M-Pesa, Orange Money, Airtel Money, Afrimoney ou illicocash servent déjà à envoyer de l'argent à un proche, régler une facture, acheter du crédit. Le versement en agence bancaire, lui, est pratiqué depuis longtemps par les universités.
La question n'est donc pas d'inventer un nouveau moyen de paiement. Elle est de brancher l'établissement sur ceux que les familles connaissent, de sorte que chaque paiement arrive directement dans son registre.
Ce qui change pour l'établissement
La fin des files
Quand un parent peut payer depuis son téléphone, ou lors de son passage à la banque, il n'a plus besoin de venir à l'école pour cela. Les pics d'affluence au guichet s'aplatissent. Le personnel administratif retrouve du temps pour autre chose que l'encaissement.
Moins d'espèces à manipuler
Chaque billet qui ne passe pas par la caisse est un billet qui ne peut être ni perdu, ni volé, ni mal compté, ni détourné. Moins d'argent liquide dans les locaux, c'est aussi moins d'exposition pour le personnel qui en a la garde.
Le rapprochement automatique
C'est le changement le plus important, et le moins visible. Aujourd'hui, un comptable reçoit d'un côté les relevés de la banque, de l'autre les reçus émis, et doit faire correspondre les deux, ligne à ligne. Le travail est long, et les erreurs s'y glissent.
Lorsque le paiement est confirmé directement par la banque ou par l'opérateur, puis rattaché automatiquement au bon étudiant et au bon motif de frais, ce rapprochement se fait sans ressaisie. Le dossier de l'étudiant est mis à jour, le reçu est produit, et les écarts (paiement en double, montant qui ne correspond à aucun frais attendu) remontent comme anomalies à traiter au lieu de se perdre dans un tableur.
C'est ce que fait OptSolution dans les universités qui l'utilisent : encaissement en agence bancaire et en mobile money, rapprochement automatique des paiements, détection des doublons et des anomalies. Plusieurs banques y sont raccordées, parmi lesquelles Rawbank, EquityBCDC, Trust Merchant Bank, Ecobank, UBA, Access Bank, BGFIBank et FirstBank.
Ce qui change pour les familles
- Moins de déplacements. Un parent qui vit loin de l'établissement de son enfant peut payer sans voyager et sans confier d'argent liquide à un tiers.
- Une preuve immédiate. La confirmation arrive au moment du paiement, et le reçu correspond à une opération réellement reçue par l'établissement.
- Le choix du canal. Selon l'opérateur qu'elle utilise ou la banque la plus proche, la famille paie comme elle en a l'habitude.
- Des tranches plus faciles à régler. Payer une tranche ne demande plus une demi-journée d'attente.
Les conditions pour que cela fonctionne
Ouvrir des canaux de paiement ne suffit pas. Quelques points font la différence entre un système qui soulage et un système qui ajoute du travail.
- Une référence claire pour chaque paiement. Le paiement doit être rattaché sans ambiguïté à un étudiant et à un motif. Sans cela, on refait le rapprochement à la main.
- La confirmation par la source. Un paiement n'est acquis que lorsque la banque ou l'opérateur l'a confirmé. Une capture d'écran ou un message transféré n'est pas une preuve.
- Les deux devises. Les frais sont libellés tantôt en francs congolais, tantôt en dollars. Le système doit gérer les deux proprement, sans conversion bricolée.
- Un guichet de secours. Toutes les familles n'ont pas un compte mobile money actif ou une banque à proximité. Garder un point d'encaissement, enregistré dans le même système, évite d'en exclure certaines.
- Un accompagnement au démarrage. Les premières semaines, les questions affluent. Prévoyez quelqu'un pour y répondre, au téléphone ou sur place.
Sans plateforme de gestion complète
Un établissement, comme toute organisation qui encaisse des paiements, n'a pas toujours besoin d'une plateforme de gestion complète pour accepter le mobile money. OPTGateway regroupe M-Pesa, Orange Money, Airtel Money, Afrimoney, illicocash et la carte bancaire derrière une seule intégration, en CDF et en USD, avec une double vérification auprès de l'opérateur et des liens de paiement utilisables sans écrire une ligne de code. Un mode test permet d'essayer le circuit sans argent réel avant de l'ouvrir aux familles.
Le bon moyen de paiement est celui que la famille utilise déjà, à condition que l'établissement en reçoive la confirmation directement.
Et maintenant ?
Passer au paiement à distance se prépare quelques semaines avant la rentrée ou la tranche suivante : choix des canaux, références de paiement, message aux familles, formation de la caisse. Si vous voulez étudier ce que cela donnerait dans votre établissement, parlons-en.